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    Erika Zueneli, Allein! © Vinciane Lebrun-Verguethen
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    Jean Fürst et Erika Zueneli, Allein! © Vinciane Lebrun-Verguethen
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    Rodolphe Coster, Allein! © Vinciane Lebrun-Verguethen
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    Erika Zueneli

Erika Zueneli Chorégraphe et danseuse - Née à Florence (Italie)
C’est entre l’Italie, New-York, la France et la Belgique, qu’Erika Zueneli a développé son travail de chorégraphe auprès notamment de figures majeures comme A. Nikolais, M. Cunningham, J. Nadj ou encore S. Sempere et particulièrement en Belgique avec la compagnie Mossoux-Bonté dont les collaborations sont nombreuses depuis 1996.

Sa démarche chorégraphique se développe à partir des corps, au service de situations concrètes, dans la recherche de gestes et de rapports du quotidien qui font l'essentiel des comportements et des inquiétudes humaines. Souvent nourrit des influences ou des collaborations avec les arts plastiques dans ses différentes approches du langage chorégraphique, son travail se concentre sur le décalage entre réalité et fiction dans l'interprétation comme dans le temps, entre dynamique du corps et les signes qu’il propose, dans une abstraction concrète où l'intime se confronte avec le "donner à voir". Elle déplace nos points de vue vers une réalité décalée, avec une pointe d'humour vaguement sur-réel.

Sa dernière pièce en tournée, Tant'amati s'est vue décerner le Prix de la Critique pour le meilleur spectacle de Danse 2014. Ici, Erika Zueneli pose un couple dans l’espace et l’observe du coin de l’œil, entre deux glissements du temps.

En ce début d'année 2018, Erika nous propose une nouvelle création : Allein !.
Sur un plateau nu, trois performeurs. Rien de rigide ni de minimaliste pour autant dans le trio qui s'amuse ici à se former et à se déformer. Plutôt un jeu de conjonctions possibles qui multiplie les pistes, les amorces. Comme si avancer n'était jamais très éloigné de recommencer.
Et même si le titre semble évoquer la solitude, si le fog londonien s'invite sur scène, si la couleur black rôde presque obstinément, un parfum d'espièglerie plane sur cette traversée aux intonations de passés plus ou moins lointains mais où résonne pourtant le présent.
Corps, mouvements, figures se dessinent, s'affirment, se transforment. Sons, musiques, voix se glissent, s'imposent, implosent. Des mots s'échappent aussi, se font écho. Des mots tombent, non pas vraiment sous le sens, mais plus volontiers en-dessous, ou au-delà.
Passé, présent, futur ? Arrêter de conjuguer. Arrêter d'écrire. Retrouver le goût du verbe advenir.

> Site web : www.erikazueneli.com

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